Coralie Belelis
Hypnothérapeute à Antibes

Une brève histoire de l'hypnose
L’hypnose fascine depuis la nuit des temps. Bien avant qu’elle ne soit étudiée scientifiquement, les états modifiés de conscience étaient déjà utilisés dans des rituels, des soins ou des traditions spirituelles, chez les Égyptiens, les Grecs ou encore les chamans.
C’est au 18e siècle, avec Franz Anton Mesmer, que l’hypnose commence à prendre une forme plus “moderne”, sous le nom de magnétisme animal. Bien que controversée, sa pratique marquera les débuts de l’exploration scientifique de ces états singuliers.
Au 19e siècle, des médecins comme James Braid ou Jean-Martin Charcot s’y intéressent de près. Braid est d’ailleurs le premier à utiliser le mot “hypnose”, inspiré du mot grec hypnos, qui signifie “sommeil” – même si l’hypnose n’est pas un sommeil, mais un état d’attention focalisée.
Au 20e siècle, l’hypnose évolue encore. Milton Erickson, psychiatre et hypnotiseur américain, révolutionne la pratique avec une approche plus souple, respectueuse de l’inconscient et de l’unicité de chaque individu. C’est lui qui inspire l’hypnose moderne, centrée sur les ressources de la personne. Aujourd’hui, l’hypnose est reconnue comme un outil thérapeutique puissant, utilisé dans de nombreux domaines : dans la publicité, les discours... et depuis une dizaine d'années dans les hôpitaux pour l'anesthésie ou l'accouchement sans douleur.
L'hypnose, en thérapie brève, permet de transformer durablement les comportements et les états émotionnels : se libérer d'anciens automatismes, relâcher le stress et avancer en accord avec soi, ses valeurs et ce qui a du sens.
" L'inconscient sait plus que l'esprit conscient." - Milton Erickson
Ce que disent les neurosciences
Aujourd’hui, l’hypnose est étudiée de manière sérieuse par les neurosciences et les recherches confirment ce que les praticiens observent depuis longtemps : l’état hypnotique est un état mesurable, naturel et profond.
Lorsqu’on entre en état d'hypnose, on observe :
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une modification de l'activité et de la communication entre certains réseaux cérébraux impliqués dans l'analyse, l'autocritique et le jugement de soi.
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une plus grande mobilisation de l’imagination, des souvenirs, des ressentis et des émotions.
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une modification des ondes cérébrales avec une présence plus fréquente d'ondes alpha, voire thêta, associées à la détente, à la rêverie et à l'introspection.
Ce glissement permet d’être plus réceptif aux suggestions bienveillantes sans être limité par les schémas de pensée habituels, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux apprentissages et changements.
